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L'origine de chaque métier, la matière dont il est fait, et l'histoire qui l'a produit. Chaque article se termine par les ateliers où vous pouvez l'apprendre.
Pourquoi le maâlem pose le panneau à l'envers
Le zellige n'est pas peint. Chaque pièce est ciselée à la main puis posée face contre terre, et le maître juge l'ensemble par son revers.
La chaux, le savon noir et la pierre
Le tadelakt n'est pas étanche parce qu'on le polit : à Marrakech, l'enduit à la chaux est d'abord comprimé au galet, qui referme ses pores, puis scellé au savon noir. C'est cette double opération — et non le seul brillant du polissage — qui a rendu possibles les hammams et les riads pendant des siècles.
L'argile qui a fabriqué une ville
Safi est la ville de la poterie parce que la terre qui la borde a donné aux potiers une argile abondante, à portée de main. Autour de ce gisement s'est formé un quartier entier, la Colline des Potiers — classée monument historique depuis 1920 — où l'on tourne, cuit au bois et émaille encore en vert et turquoise, atelier après atelier.
La peinture sur cèdre
Les plafonds peints du Maroc tiennent à un arbre, un pigment et une patience que personne ne mesure plus en heures.
Écrire sans page
Sur les tapis amazighs de l'Atlas, losanges, zigzags et croix forment des signes tissés que les chercheurs lisent comme porteurs de sens — une interprétation, pas un code décodé ni figé. La laine, la teinture végétale, le métier vertical et la transmission mère-fille racontent l'histoire vérifiable ; une partie du canon symbolique qu'on prête à ces tapis vient aussi du catalogage colonial de Prosper Ricard, dans les années 1920-1930.
Le cuivre et le bruit qu'il fait
On entend la place Seffarine avant de la voir. Le martèlement est le procédé, pas son effet secondaire.